Croquis à main levée d'une voiture et d'un personnage sur smartphone, à côté de l'affiche générée par ChatGPT
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IA
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7 min

Dessiner dans ChatGPT : la méthode pour des images précises

Dessiner dans ChatGPT : la méthode pour des images précises

Vous décrivez votre visuel en détail, vous relancez cinq fois, et le personnage reste obstinément à gauche alors que vous le vouliez à droite. Dessiner dans ChatGPT règle ce problème : au lieu d’expliquer une composition avec des mots, vous la croquez directement dans l’application, même très mal, et le modèle s’en sert comme plan de construction. Voici comment activer cette fonction, ce qu’elle change concrètement, et les usages professionnels qui en tirent le plus de valeur.

Le vrai problème : un prompt texte ne sait pas dire « où »

Un prompt bien écrit décrit très bien le quoi : un style, une ambiance, une palette, un sujet. Il décrit beaucoup moins bien le . « Un personnage à gauche de la voiture, légèrement en retrait, la lumière venant du coin supérieur droit » reste une phrase ambiguë, et le modèle en propose sa propre interprétation à chaque génération.

C’est la raison pour laquelle tant d’allers-retours finissent en frustration. Vous ne corrigez pas une erreur de style, vous essayez de piloter une mise en page avec un outil qui n’a jamais été conçu pour ça. Chaque relance repart de zéro et déplace autre chose.

Le croquis résout exactement ce point. Un trait posé à un endroit précis transmet une information de position que cent mots ne transmettent pas. Vous n’avez pas besoin de savoir dessiner : vous avez besoin de placer les choses.

Dessiner dans ChatGPT : la fonction pas à pas

La fonction se trouve dans l’application mobile ChatGPT, là où l’écran tactile rend le geste naturel. La séquence tient en quatre étapes.

  1. Ouvrez l’application ChatGPT sur votre smartphone et démarrez une nouvelle conversation.
  2. Dans la zone de saisie, tapez sur « @ » pour faire apparaître le menu des outils.
  3. Sélectionnez « Dessiner ». Une zone de dessin s’ouvre, avec de quoi tracer au doigt.
  4. Croquez votre idée, puis envoyez le dessin accompagné de votre demande écrite.

Sur l’exemple d’une affiche, cela donne un rectangle grossier pour une voiture, un bonhomme bâton pour le personnage, et une flèche pour indiquer d’où vient la lumière. Le dessin prend trente secondes et n’a aucune prétention esthétique.

La demande qui l’accompagne reste classique :

Transforme cette esquisse en affiche de film de science-fiction réaliste. Ambiance nocturne, tons bleus et orangés, la voiture au premier plan, le personnage de dos.

ChatGPT lance alors son modèle de génération d’images (Images 2.5) et utilise la position de chaque élément de votre croquis pour construire le visuel final. Le rectangle devient une voiture, le bonhomme bâton devient un personnage, la flèche devient une direction de lumière. Ce qui était votre intention devient une contrainte que le modèle respecte.

Le dessin n’a pas besoin d’être beau

C’est le point contre-intuitif, et c’est aussi celui qui débloque le plus de monde. Le modèle ne cherche pas à reproduire votre trait, il cherche à lire une structure spatiale : qu’est-ce qui est devant, qu’est-ce qui est derrière, qu’est-ce qui occupe quelle zone de l’image. Des formes approximatives suffisent. Un croquis d’enfant fait le travail.

Les usages professionnels qui en profitent le plus

Le cas de l’affiche de cinéma est joli, mais ce n’est pas là que se joue la productivité. La composition dirigée devient intéressante dès qu’un visuel doit respecter une mise en page précise, ce qui arrive plus souvent qu’on ne le croit dans une entreprise.

  • Maquettes d’interface et wireframes. Placez les blocs d’un écran (menu, visuel, formulaire, pied de page) et demandez un rendu réaliste. Vous obtenez une maquette présentable à partir d’un schéma tracé en réunion.
  • Visuels LinkedIn et réseaux sociaux. Réservez la zone du texte, positionnez le sujet, indiquez l’espace vide destiné au titre. Le visuel arrive déjà compatible avec votre gabarit.
  • Plans de stand et d’espace événementiel. Un croquis à main levée de l’implantation devient un rendu 3D en une génération, largement suffisant pour un comité de décision.
  • Schémas produit et illustrations techniques. Positionnez les composants les uns par rapport aux autres, laissez le modèle habiller le tout proprement.
  • Storyboards et supports de formation. Enchaînez des croquis simples pour obtenir une série de visuels cohérents entre eux, sans repasser par un graphiste pour chaque itération.

Dans tous ces cas, le gain n’est pas la beauté du résultat, c’est la réduction du nombre d’allers-retours. Passer de huit relances à deux sur un visuel, répété plusieurs fois par semaine, représente des heures récupérées sur un poste marketing ou commercial.

Cinq réflexes pour que ça marche du premier coup

La fonction est simple, mais quelques habitudes font une vraie différence sur la qualité du rendu.

  1. Croquez la composition, décrivez le style. Le dessin porte les positions et les proportions. Le texte porte l’ambiance, la palette, le niveau de réalisme, le format. Les deux sont complémentaires, ne cherchez pas à tout faire passer par l’un ou par l’autre.
  2. Annotez votre croquis. Écrire « logo ici », « titre », « zone vide » directement sur le dessin lève beaucoup d’ambiguïtés. Le modèle lit ces annotations.
  3. Restez sobre sur le nombre d’éléments. Trois à cinq objets bien placés donnent un meilleur résultat qu’un croquis surchargé où le modèle doit arbitrer seul.
  4. Indiquez la lumière avec une flèche. C’est le détail qui fait basculer un rendu de « correct » à « crédible », et il ne coûte qu’un trait.
  5. Itérez sur le même fil. Plutôt que de relancer une conversation neuve, demandez une correction ciblée (« garde la composition, change la palette pour des tons froids »). Vous conservez ce qui fonctionne déjà.

Les limites à connaître avant de l’intégrer à vos process

Autant le dire franchement : cette fonction n’élimine pas le besoin de direction artistique, et elle ne remplace pas un graphiste sur des livrables à fort enjeu de marque. Elle excelle sur les visuels de travail, les propositions, les maquettes et les contenus à durée de vie courte. Sur une identité visuelle ou une campagne d’image, elle sert à explorer vite, pas à produire le final.

Deux autres points méritent votre attention. D’abord la cohérence de marque : les couleurs et typographies générées ne respecteront pas votre charte sans un travail de retouche ou un cadrage précis dans le prompt. Ensuite la confidentialité : un croquis d’architecture produit, de plan de stand ou d’interface non publiée reste une information stratégique. Les règles d’usage de l’IA générative que vous avez définies en interne s’appliquent ici comme ailleurs, et si vous n’en avez pas encore, c’est le bon moment pour les poser.

Enfin, l’outil est disponible sur l’application mobile, ce qui l’oriente naturellement vers les usages en mobilité et les phases d’idéation. Pour une production en série, un poste de travail et un outil dédié restent plus efficaces.

Ce que cette fonction dit de l’évolution des outils IA

Au-delà du cas particulier de l’image, il y a une tendance de fond qui mérite votre attention. Pendant deux ans, l’enjeu était d’apprendre à écrire de bons prompts, donc à bien formuler. Les outils intègrent désormais d’autres canaux d’intention : le geste, le croquis, la référence visuelle, le fichier déposé, la capture d’écran.

Concrètement, cela abaisse la barrière d’entrée pour vos équipes. Un collaborateur qui n’est pas à l’aise avec la rédaction de prompts complexes peut désormais montrer ce qu’il veut. C’est une excellente nouvelle pour l’adoption de l’IA générative dans les équipes opérationnelles, à condition d’accompagner le mouvement plutôt que de laisser chacun se débrouiller. Les entreprises qui progressent le plus vite sur ces sujets sont celles qui forment leurs équipes aux bons réflexes plutôt que d’attendre que l’outil se démocratise tout seul.

Le réflexe à retenir est simple : la prochaine fois que ChatGPT place systématiquement votre élément au mauvais endroit, arrêtez de reformuler et dessinez-le. Même très mal. Visiblement, ça lui suffit.

Maîtriser quelques prompts et quelques croquis, c’est un bon début. Transformer durablement votre façon de travailler grâce à l’IA, c’est notre métier. Que vous vouliez former vos équipes ou déployer l’IA générative dans vos processus, nous vous accompagnons de A à Z. Vous pouvez visiter notre page dédiée à notre offre CPF IA, ou bien découvrir comment on peut accompagner votre entreprise avec une offre de formation IA.

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